Un exemple suffira pour comprendre en quoi la parité est profondément injuste et inéquitable.

Admettons qu’il faille pourvoir 10 postes. 55 personnes postulent pour ces postes, dont 5 femmes, à qualifications égales. Au nom de la parité, pour pourvoir les 10 postes, on fera appelle à 5 femmes et à 5 hommes. Par conséquent, 100% des femmes seront embauchées, pour seulement 10% des hommes… N’est-ce pas profondément inéquitable?

Une démarche sensée aurait conduit à l’embauche d’une femme (20%) et de 9 hommes (à peu près 20%)!

La démonstration est exactement la même pour la parité « raciale ».

Et qu’on ne me dise pas: « c’est inéquitable, mais c’est pour influencer les femmes et les encourager à postuler, pour qu’un jour il y ait 30 femmes et 30 hommes… et que cela devienne donc équitable ». C’est un argument profondément artificiel, donc dangereux. Forcer les femmes à faire ce qu’elles ne désirent pas ou ce pour quoi elles ne sont pas faites, c’est de la propagande, et c’est contre-nature.

Car pourquoi la nature aurait-elle créé deux êtres différents si c’est pour qu’ils soient la même chose, qu’ils fassent la même chose?

« la parité est profondément injuste et inéquitable », c’est aller bien vite en besogne. Pour commencer, l’exemple que tu donnes n’est en rien un argument qui montre l’illégitimité de la parité, puisqu’il relève de la discrimination positive, c’est-à-dire d’une tentative pour rétablir un déséquilibre qui n’est pas naturel mais le fruit d’une histoire longtemps faite par (et pour) les hommes. Tentative de ré-équilibrage qui devient idiote si les compétences sont reléguées au second plan, mais qui a tout son sens si les candidats qui se présentent, hommes et femmes, sont de qualifications égales. Inéquitable, dis-tu ? je te renvoie en cette charmante période de révision à nos cours de philo de début d’année, où l’on nous a bien montré que dans son sens antique, l’équité est bien ce qui corrige la justice en allant au-delà de la justice et en en constituant le point extrême.
« Forcer les femmes à faire ce qu’elles ne désirent pas ou ce pour quoi elles ne sont pas faites, c’est de la propagande, et c’est contre-nature. » Leur as-tu demandé ce qu’elles veulent faire ? et les as-tu écoutées ? et encore, je réagis comme s’il n’y avait que « ce qu’elles ne désirent pas ». « ce pour quoi elles ne sont pas faites » : à part des travaux requérant une force physique titanesque, excuse-moi, mais je ne vois pas vraiment. Je ne dois pas être fait pour comprendre tu me diras. Plus sérieusement, si les femmes ne sont pas très présentes dans certains secteurs de travail, c’est peut-être aussi parce qu’en amont (à l’échelle de la vie individuelle comme de celle de l’Histoire), elles n’ont pas eu un accès aussi facile que leurs homologues masculins aux diverses écoles/formations dont elles avaient besoin. Je ne suis pas pour une répartition doctrinaire 50/50 au détriment des compétences, mais à compétences égales, c’est plutôt une bonne chose. Au moins jusqu’à ce que les femmes obtiennent des salaires identiques à ceux des hommes. Après… mais on a le temps de voir venir.

« Car pourquoi la nature aurait-elle créé deux êtres différents si c’est pour qu’ils soient la même chose, qu’ils fassent la même chose? « 

Certains vous diront que la différence permet la procréation, mais ne s’étend pas au delà de cette question des plus naturelles, ce à quoi l’on pourrait répondre aisément qu’un être hermaphodite aurait pu satisfaire à l’enjeu de la procréation sans qu’il y ait ainsi une femme et un homme.

La question de la parité ne s’étend pas à la question de l’existence de deux êtres. Plus qu’une question antropomorphique ou purement sexuelle, il s’agit d’une question politique.

Une fois de plus la solution serait d’éviter ce qu’Aristote appelé l’Hybris, autrement dit l’excès. Eviter les discriminations que subissent les femmes, pour tomber dans une excessive politique de parité est contre productif. Parce que c’est retomber dans une discimination que les hommes subiraient. Parce que ce sont des contraintes liberticides. Et contre productif parce que cela conduit à contourner les difficultés (la parité en politique…présenter un nombre égal de « sexes », mais on refile aux femmes les circonscriptions condamnées à demeurer ou entrer dans l’opposition).
Egalité de traitement, liberté à chacun de choisir qui il veut.

La meilleure façon de répondre aux enjeux de la parité, est de parler le moins possible de la question des deux sexes…
Comme la générosité, comme la mixité, comme la solidarité, la parité ne peut être forcée. Ce qui compte ce n’est pas le résultat, mais les raisons du résultat, et ne vaut-il mieux pas un patron qui, par éthique et naturellement, embauche une femme parce qu’il le souhaite en regard de ses talents, de ses qualités, qu’un patron qui l’embauche pour ne pas payer l’amende?

1 commentaire à “LA PARITè”


  1. 0 mami 17 oct 2010 à 0:04

    dis moi pourkoi ta pas écris de nouveau il faut écrire nak car tu es mon écrivain attitré kan je viens le week j envie de lire dé histoires porte toi bien bisou

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